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Crédit sur 25 ans à 3,45 % : les cinq ans de plus coûtent 23 000 € d'intérêts sur 200 000 €
3,45 % : c'est le taux moyen d'un prêt immobilier sur 25 ans en septembre 2026, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, contre 3,39 % sur 20 ans. Pour la banque, l'écart de taux fixe entre les deux offres reste mince. Pour l'emprunteur, allonger la durée du crédit de cinq ans coûte 23 000 euros d'intérêts sur 200 000 euros empruntés.

Avec un tel taux moyen, prêt 25 ans et prêt 20 ans se distinguent à peine sur le taux fixe. La différence se joue ailleurs : mensualité, assurance emprunteur, frais de dossier, coût total du financement et capacité d'emprunt selon vos revenus. Depuis juin, le taux immobilier sur 25 ans a pris 0,15 point, et la moitié des clients des banques empruntent sur 25 ans ou plus.
Votre profil, votre apport, la région du projet et les conditions du dossier décident ensuite de l'offre réelle ; une simulation sur les deux durées, refaite en octobre avec les taux de l'automne, montre ce que coûtent les cinq ans de plus. Le calcul du prêt de 200 000 euros après la décision de la BCE le montre : taux d'intérêt, assurance, garantie et frais bancaires pèsent chacun sur le coût du crédit immobilier, chaque mois.
Sommaire
Quel est le taux moyen pour un prêt de 25 ans en ce moment ?
Le taux moyen d'un prêt immobilier sur 25 ans atteint 3,45 % en septembre 2026, d'après l'Observatoire Crédit Logement/CSA présenté le 15 octobre 2026. Ce baromètre porte sur des prêts réellement accordés par les banques du secteur concurrentiel, à taux fixe, hors assurance et hors frais. Il ne s'agit pas d'un taux d'appel affiché en agence, mais d'une mesure de crédits signés.
Sur 15 ans, le taux moyen s'établit à 3,21 % ; sur 20 ans, à 3,39 %. Tous horizons confondus, le taux moyen des crédits immobiliers ressort à 3,40 %, en hausse de 0,09 point par rapport à août (3,31 %). Le tableau suit le taux de chaque horizon de prêt depuis décembre 2025.
| Mois | Taux moyen toutes durées | Taux sur 15 ans | Taux sur 20 ans | Taux sur 25 ans |
|---|---|---|---|---|
| Décembre 2025 | 3,16 % | 3,09 % | 3,17 % | 3,25 % |
| Mars 2026 | 3,22 % | 3,04 % | 3,21 % | 3,27 % |
| Juin 2026 | 3,25 % | 3,12 % | 3,22 % | 3,30 % |
| Septembre 2026 | 3,40 % | 3,21 % | 3,39 % | 3,45 % |
La lecture de ce tableau tient en deux constats. Le taux sur 25 ans a gagné 0,20 point en neuf mois, dont 0,15 point entre juin et septembre : la hausse s'est concentrée sur le troisième trimestre. Et l'écart entre le taux sur 20 ans et le taux sur 25 ans s'est resserré, de 0,08 en décembre 2025 à 0,06 point en septembre 2026.
Sur 20 ans, les barèmes des banques ont donc monté plus vite que sur 25 ans entre juin et septembre. Pour vous, cela veut dire que le taux ne pénalise presque plus l'allongement. Ce qui pèse, c'est le nombre de versements.
Le taux moyen n'est pas votre taux de prêt immobilier. Un emprunteur avec un apport personnel élevé et des revenus stables obtient souvent un taux de crédit immobilier inférieur au taux moyen ; un primo-accédant sans apport, au-dessus. La moyenne sert de repère pour juger une offre, pas de promesse.
20 ou 25 ans : ce que l'écart de taux change sur la mensualité et le coût total
Sur un prêt immobilier de 200 000 euros, le taux de 3,39 % sur 20 ans donne une mensualité de 1 149 euros hors assurance, et le taux de 3,45 % sur 25 ans une mensualité de 996 euros. Allonger de cinq ans allège le remboursement de 153 euros par mois. En contrepartie, le coût total des intérêts passe de 75 700 euros à 98 800 euros.

Le tableau compare deux montants empruntés, avec les taux immobiliers de septembre 2026 publiés par l'Observatoire. Le calcul porte sur un prêt amortissable à taux fixe, échéances constantes, sans assurance emprunteur ni frais de dossier, que votre banque ajoutera au coût réel.
| Montant emprunté | Horizon et taux | Mensualité hors assurance | Coût total des intérêts |
|---|---|---|---|
| 200 000 € | 15 ans à 3,21 % | 1 401 € | 52 300 € |
| 200 000 € | 20 ans à 3,39 % | 1 149 € | 75 700 € |
| 200 000 € | 25 ans à 3,45 % | 996 € | 98 800 € |
| 250 000 € | 20 ans à 3,39 % | 1 436 € | 94 600 € |
| 250 000 € | 25 ans à 3,45 % | 1 245 € | 123 500 € |
L'arbitrage se lit en une ligne : sur 25 ans, 153 euros de remboursement mensuel en moins coûtent 23 100 euros d'intérêts en plus. Le repère aide à décider : si la mensualité sur 20 ans passe dans votre budget sans dépasser le taux d'endettement, le crédit sur 25 ans n'apporte que du confort, cher payé.
Ce que 25 ans changent sur la capacité d'emprunt d'un ménage à 4 000 euros par mois
Un ménage qui gagne 4 000 euros par mois après impôt peut consacrer 1 400 euros à son crédit immobilier, assurance comprise, avec la règle des 35 % d'effort du HCSF. En laissant de côté l'assurance pour simplifier, ce versement finance 243 800 euros sur 20 ans au taux de 3,39 %, et 281 200 euros sur 25 ans au taux de 3,45 %.
Les cinq ans supplémentaires ajoutent donc environ 37 000 euros de capacité d'emprunt. Le succès du prêt sur 25 ans vient de là : dans les grandes villes, ce montant fait la différence entre un deux-pièces et un trois-pièces. La lecture inverse vaut aussi : à budget d'achat constant, la durée longue ne sert qu'à payer plus d'intérêts.
Avec l'assurance emprunteur, le calcul se resserre. Une assurance facturée sur le capital initial pèse davantage sur 25 ans que sur 20, puisqu'elle court 60 mois de plus. Le taux annuel effectif global (TAEG) de l'offre, qui intègre assurance, frais de dossier et garantie, reste la seule base honnête de comparaison entre deux propositions.
Pourquoi les taux immobiliers sur 25 ans remontent depuis juin 2026 ?
Les taux immobiliers sur 25 ans remontent parce que les banques relèvent leurs barèmes depuis le printemps, dans un marché du crédit qui ralentit. L'Observatoire Crédit Logement/CSA note un relèvement progressif des barèmes et un recul de l'activité à l'été 2026. Sur l'ensemble des prêts, le taux est passé de 3,16 % en décembre 2025 à 3,40 % en septembre 2026.
La Banque de France observe une tendance identique sur l'ensemble des nouveaux crédits à l'habitat, hors renégociations : 3,32 % en août 2026, après 3,30 % en juillet, soit un taux en hausse de 0,24 depuis janvier. Sa mesure du taux diffère de celle de l'Observatoire, car elle couvre tous les établissements et toutes les durées, mais la direction est identique. La production de crédits à l'habitat a atteint 12,2 milliards d'euros en août, après 11,1 milliards en juillet, en données corrigées des variations saisonnières, selon la note mensuelle de la Banque de France sur les crédits aux particuliers.
Deux forces jouent sur le taux de prêt immobilier. Le coût de la ressource des banques suit les taux longs du marché obligataire, qui servent de base aux barèmes. Et la marge que chaque établissement accepte dépend de son appétit commercial : une banque en retard sur ses objectifs de fin d'année peut baisser son taux pour capter des clients, une autre le monter pour freiner sa production. Le baromètre des taux de crédit immobilier par banque montre cet écart d'un réseau à l'autre.
Pour la suite, aucune source ne permet d'annoncer une baisse. Les volumes reculent, la concurrence entre banques reste vive sur les meilleurs profils, et l'évolution des taux immobiliers dépendra surtout des taux longs. L'historique des taux sur douze mois invite à la prudence : la stabilité du premier semestre n'a pas résisté au troisième trimestre.
Au niveau national, la hausse des taux immobiliers touche les trois horizons suivis, mais le taux immobilier sur 25 ans reste le plus haut : 3,45 %, contre 3,39 % sur 20 ans et 3,21 % sur 15 ans. Cette hiérarchie des taux doit permettre de lire une offre de prêt immobilier en un coup d'œil : un taux sur 25 ans inférieur au taux moyen sur 20 ans signale un profil très bien noté. Une simulation refaite chaque mois, en fonction des nouveaux taux immobiliers, évite également de se fier au taux affiché lors de la première visite en agence.
Taux d'usure à 5,40 % : le plafond qui pèse sur les dossiers à 25 ans
Le taux d'usure des prêts immobiliers à taux fixe de 20 ans et plus est fixé à 5,40 % du 1er octobre au 31 décembre 2026, par l'avis publié au Journal officiel et la table de la Banque de France. Aucune banque ne peut accorder un crédit dont le TAEG dépasse ce plafond, assurance emprunteur et frais compris. Au trimestre précédent, le seuil était de 5,29 %.
Le taux d'usure se calcule à partir du taux effectif moyen pratiqué au trimestre précédent, majoré d'un tiers : 4,05 % au troisième trimestre 2026 pour les prêts de 20 ans et plus, d'où 5,40 %. Le détail figure dans la table des taux d'usure du quatrième trimestre 2026 de la Banque de France. Le plafond progresse de 0,11 point, ce qui laisse un peu plus d'air aux dossiers chargés.
Sur 25 ans, le risque de buter sur l'usure vient surtout de l'assurance. Un emprunteur de plus de 50 ans, ou qui déclare un problème de santé, peut payer une assurance dont le coût fait grimper le TAEG au-delà du plafond, alors que le taux nominal reste proche du taux moyen. La solution passe alors par une délégation d'assurance, un apport plus élevé ou une durée plus courte. Les seuils de l'usure d'octobre 2026 pour chaque catégorie de prêt donnent le détail des autres plafonds.
HCSF : 25 ans au plus, 35 % d'effort, et la marge des dérogations
Le prêt immobilier sur 25 ans est la durée maximale qu'autorise le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) depuis décembre 2023, avec deux ans de différé possibles, soit 27 ans, dans le neuf ou dans l'ancien avec au moins 10 % de travaux dans le coût total. Le taux d'effort, assurance comprise, ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets. Le Haut Conseil a maintenu ces règles le 15 septembre 2026.
Les banques gardent une marge : une part de leur production peut sortir de ces critères. Au deuxième trimestre 2026, les dérogations ont représenté 18,1 % des crédits immobiliers, selon le Haut Conseil. Elles servent en priorité aux acquéreurs de leur résidence principale, et notamment aux primo-accédants.
200 000 € empruntés sur 25 ans :
— Le média de l'investisseur (@le_investisseur) 31 octobre 2026
1 % → 754 €/mois
3 % → 948 €/mois
5 % → 1 169 €/mois
Entre 1 % et 5 %, c'est +415 € par mois… et 124 000 € d'intérêts en plus.
Avoir des taux à 1% était une anomalie de marché 👀 pic.twitter.com/zE6RjHMsgn
La conséquence est directe pour le choix de la durée. Un ménage qui dépasse les 35 % sur 20 ans peut passer sous le seuil en allongeant à 25 ans, sans dérogation. Ce levier explique en partie pourquoi 49,8 % des prêts accordés au troisième trimestre 2026 portaient sur 25 à 30 ans, contre 46,5 % sur l'ensemble de 2025, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. La durée moyenne des crédits atteint 252 mois, soit 21 ans.
Quels critères font varier votre taux sur 25 ans ?
Votre taux de crédit immobilier sur 25 ans dépend d'abord de votre profil d'emprunteur, puis de la politique commerciale de la banque et de la région. Un jour donné, deux clients qui demandent un financement identique peuvent obtenir des offres séparées de plusieurs dixièmes de taux. Les banques notent chaque dossier selon une grille interne qu'elles ne publient pas.
- L'apport personnel : un apport qui couvre au moins les frais de notaire rassure la banque ; au-delà de 20 % du prix d'achat, le taux proposé baisse souvent.
- Les revenus et leur stabilité : un CDI hors période d'essai ou un fonctionnaire titulaire obtient de meilleures conditions qu'un indépendant récent, à revenu égal.
- La gestion du compte : l'épargne restante une fois l'achat signé, l'absence de découvert et de crédits à la consommation pèsent dans l'avis de la banque.
- Le lieu du projet : dans un groupe mutualiste comme le Crédit Agricole, chaque caisse régionale fixe son barème, et le taux immobilier par région varie de quelques dixièmes d'une zone à l'autre.
Les écarts géographiques sont réels : le taux sur 20 ans varie de 3,50 % à 3,70 % selon la région selon les grilles de taux publiées par les courtiers. Sur 25 ans, la logique reste identique, avec un décalage d'un à deux dixièmes au-dessus.
L'horizon du prêt entre aussi dans le calcul du taux. Plus le crédit court longtemps, plus la banque porte le risque de taux et de défaillance, d'où le surcoût de 0,06 point entre 20 et 25 ans en septembre 2026. Ce surcoût de taux reste faible aujourd'hui ; il atteignait 0,08 en décembre 2025.
Comment obtenir le meilleur taux immobilier sur 25 ans ?
Le meilleur taux de prêt immobilier sur 25 ans, comme le meilleur taux sur 20 ans, s'obtient en préparant le dossier avant de visiter, puis en mettant plusieurs banques en concurrence sur une base commune. La négociation porte sur le taux nominal, mais aussi sur l'assurance, les frais de dossier et la garantie, qui font le TAEG.
- Faire une simulation de votre capacité d'emprunt sur 20 et sur 25 ans, avec un taux légèrement supérieur au taux du moment, pour garder de la marge.
- Soigner les trois derniers relevés de compte : pas de découvert, pas de dépenses de jeux, une épargne qui progresse chaque mois.
- Consulter au moins trois établissements différents, dont votre banque, ou passer par un courtier qui compare les grilles auprès des banques pour vous, à la recherche du meilleur taux.
- Comparer les offres au TAEG, puis négocier l'assurance emprunteur à part : la délégation d'assurance est un droit, et l'écart de coût sur 25 ans dépasse souvent celui du taux.
Un courtier n'obtient pas de miracle sur un dossier fragile, mais il sait quelle banque cherche des clients ce mois-ci et sur quel profil. Son intervention se paie en frais de courtage, à comparer au gain sur le coût total.
Pour calculer seul le remboursement d'un prêt immobilier sur 25 ans, la formule du prêt amortissable suffit : mensualité = capital × t / (1 - (1 + t)-300), où t est le taux annuel divisé par 12. Avec 200 000 euros au taux de 3,45 %, t vaut 0,2875 % et la mensualité ressort à 996 euros hors assurance. Un simulateur en ligne fait ce calcul, mais la formule permet de vérifier une offre.
Un dernier levier existe une fois l'offre signée : le rachat de crédit ou la renégociation, si les taux baissent nettement. L'opération ne vaut que si l'écart de taux couvre les indemnités et les frais d'un nouveau prêt, ce qu'une simulation chiffre en quelques minutes. Les aides publiques réduisent aussi la part financée au taux du marché : un prêt aidé qui ramène le taux d'endettement sous 35 % change le calcul, PTZ compris.
Taux fixe, taux variable ou révisable : quel taux choisir pour un prêt immobilier sur 25 ans ?
Le taux fixe reste la norme du crédit immobilier en France : les taux moyens de l'Observatoire Crédit Logement/CSA portent d'ailleurs sur des prêts à taux fixe. Sur 25 ans, le taux fixe protège l'emprunteur contre toute hausse des taux pendant 300 échéances, et son coût total se connaît dès la signature.
Le taux variable, appelé aussi taux révisable, suit un indice du marché monétaire, le plus souvent l'Euribor, et se révise selon les conditions du contrat. Son taux de départ se situe en général plus bas que le taux fixe, mais le risque de taux passe du côté de l'emprunteur. Sur un horizon de 25 ans, une hausse de l'indice fait monter le taux payé pendant des années.
Les offres à taux variable capé limitent cette hausse à un plafond fixé dans l'offre, par exemple un ou deux points au-dessus du taux de départ, et restent rares dans les grilles des banques. Le taux d'usure d'un prêt à taux variable atteint 5,52 % au 1er octobre 2026, contre 5,40 % pour un taux fixe de 20 ans et plus, selon la Banque de France. Pour l'achat d'une résidence principale, le taux fixe sur 25 ans reste le choix le plus lisible, et la sécurité qu'il apporte vaut souvent l'écart de taux.
Taux immobilier sur 25 ans et investissement locatif : un calcul à part
Le taux d'un prêt immobilier sur 25 ans pour un investissement locatif obéit aux grilles des résidences principales, mais la banque ajoute les loyers attendus à l'analyse. Elle n'en retient qu'une partie dans les revenus de l'emprunteur, pour tenir compte de la vacance et des impayés, puis vérifie le taux d'endettement.
Pour un investisseur, un crédit immobilier long a un effet favorable sur la trésorerie : un versement mensuel plus bas réduit l'effort d'épargne. Au régime réel, les intérêts d'emprunt se déduisent des revenus fonciers, si bien qu'une partie du surcoût du taux sur 25 ans allège l'impôt. Le calcul se fait donc après impôt, et non sur le seul taux nominal.
La sélection des dossiers d'investissement locatif reste plus stricte : les banques réservent en priorité leur marge de dérogation aux acquéreurs de leur résidence principale. Un investisseur sans apport obtient plus difficilement un taux immobilier proche de la référence de l'Observatoire, et la négociation porte alors sur l'apport ou l'assurance plutôt que sur le taux lui-même.
Demande de prêt immobilier sur 25 ans : les conditions d'acceptation du dossier
Une demande de prêt immobilier sur 25 ans passe par l'analyse bancaire de trois éléments : le taux d'effort, le reste à vivre et l'apport. Le taux d'effort ne dépasse pas 35 %, assurance comprise ; le reste à vivre, ce qui reste chaque mois une fois le crédit payé, se fixe en fonction de la taille du foyer. L'apport minimum demandé couvre le plus souvent les frais de notaire et de caution.
La garantie fait partie des conditions du prêt immobilier : caution d'un organisme spécialisé ou hypothèque, elle protège la banque si l'emprunteur ne rembourse plus. Son coût entre dans le TAEG, comme l'assurance, et pèse sur le taux réel du crédit. Une caution coûte souvent moins cher qu'une hypothèque, et une partie de son montant peut revenir à l'emprunteur à la fin du prêt.
Une fois l'offre de prêt reçue, la loi impose un délai de réflexion de dix jours : l'emprunteur ne peut l'accepter qu'à partir du onzième jour, et il ne s'engage qu'à ce moment. Un conseil revient chez les courtiers : déposer chaque demande de prêt dans une seule semaine, pour comparer des taux calculés à quelques jours d'écart, car les grilles de taux changent en cours de mois. Votre situation professionnelle, votre épargne et la qualité de vos comptes pèsent autant que le taux du marché pour bénéficier d'un taux bas.
Le taux immobilier obtenu se lit enfin à l'aune du taux de référence de l'Observatoire : sur 25 ans, une offre au-dessus de 3,45 % mérite une contre-proposition, une offre en dessous traduit un dossier jugé solide. Le taux du crédit n'est qu'une partie du coût : sur 25 ans, l'assurance et la caution peuvent peser autant que quelques dixièmes de taux nominal.
Du compromis de vente à l'offre : les étapes d'un prêt immobilier sur 25 ans
Un prêt immobilier sur 25 ans se prépare dès la signature du compromis de vente, qui contient en général une condition suspensive d'obtention du crédit. Cette clause fixe le montant, le taux maximal et la longueur du prêt recherché : si la banque refuse un financement conforme, l'acheteur récupère son dépôt. La loi impose à cette condition une validité d'un mois au minimum, et le compromis de vente prévoit souvent davantage.
- Le dépôt du dossier : bulletins de salaire, avis d'imposition, relevés de compte et compromis de vente signé, pour connaître votre situation complète.
- L'étude bancaire : le service crédit détermine le type de prêt, le taux et la garantie, sous réserve de l'assurance.
- L'assurance décès-invalidité : celle de la banque ou une délégation, dont le tarif varie avec l'âge et la santé de l'emprunteur.
- L'offre de prêt : son acceptation n'intervient qu'à partir du onzième jour suivant sa réception, puis les fonds partent chez le notaire.
Plusieurs facteurs pourraient faire bouger le taux entre la demande et l'offre : une augmentation des taux longs, que suivent les emprunts d'État à 10 ans (OAT), une inflation plus forte que prévu ou une stratégie commerciale plus prudente si le volume de prêts d'une banque dépasse ses objectifs. Certaines banques maintiennent le taux proposé pendant un délai limité une fois l'accord de principe donné : demandez ce délai par écrit, sous réserve de la validation finale du dossier.
Faut-il emprunter sur 25 ans quand le taux remonte ?
Le taux sur 25 ans est-il beaucoup plus cher que sur 20 ans ?
Non, en septembre 2026 l'écart de taux n'est que de 0,06 point (3,45 % contre 3,39 %, Observatoire Crédit Logement/CSA). Ce qui coûte cher, ce sont les 60 versements de plus : 23 000 euros d'intérêts supplémentaires sur 200 000 euros empruntés, hors assurance.
Le prêt sur 25 ans convient-il à tous les emprunteurs ?
Il s'adresse surtout aux ménages dont le remboursement sur 20 ans dépasse 35 % des revenus, ou qui ont besoin de capacité pour acheter dans une grande ville. Si le budget passe sur 20 ans, la durée courte coûte moins cher, et le crédit se termine cinq ans plus tôt.
Peut-on rembourser un crédit sur 25 ans plus vite ?
Oui, par des remboursements anticipés partiels ou par une modulation des échéances si le contrat la prévoit. Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées par la loi, et beaucoup de banques acceptent de les supprimer à la négociation : vérifiez la clause avant de signer l'offre.












