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Crédit immobilier : le Sud tient à 3,50 %, l'Île-de-France et le Grand Est grimpent à 3,70 %

Vingt points de base séparent un emprunteur de Marseille d'un emprunteur de Strasbourg pour le même prêt immobilier sur 20 ans. Les banques ont relevé le taux de crédit dans chaque région à la rentrée, mais le Sud freine la hausse quand l'Île-de-France et le Grand Est la subissent.

Le taux immobilier par région va de 3,50 % à 3,70 % sur 20 ans
Sommaire

Taux immobilier par région : ce que montre le baromètre de septembre 2026

Le baromètre régional publié par le courtier Empruntis le 28 septembre 2026 dessine une France coupée en deux. Le taux moyen sur 20 ans s'établit à 3,50 % en Occitanie comme dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, après une hausse limitée à 0,05 point sur le mois.

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À l'autre bout, l'Île-de-France et le Grand Est affichent 3,70 % en moyenne sur la même durée, avec une remontée de 0,15 point. Ailleurs, la hausse atteint 0,10 point. Pour les meilleurs profils, le courtier relève des offres descendues à 2,85 % pour quinze ans, 3 % pour vingt ans et 3,35 % pour vingt-cinq.

RégionHausse en septembreMeilleur taux observé sur 20 ans
Provence-Alpes-Côte d'Azur+0,05 point3,00 %
Occitanie+0,05 point3,00 %
Auvergne-Rhône-Alpes+0,10 point3,00 %
Bretagne, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté+0,10 point3,40 %
Hauts-de-France, Normandie, Grand Est+0,15 point3,30 %
Île-de-France, Centre-Val de Loire+0,15 point3,47 %

Pourquoi les taux d'intérêt varient-ils selon la zone ?

Le baromètre constate l'écart sans l'expliquer. Une piste tient à l'organisation même du marché bancaire français : dans les grands réseaux mutualistes, chaque caisse régionale fixe sa propre grille de taux en fonction de ses ressources et de ses objectifs de production.

Une banque qui veut gagner des clients rogne sa marge ; celle qui a rempli ses objectifs remonte son barème. Le taux régional reflète autant la stratégie des établissements locaux que le coût de l'argent.

Ce coût, lui, monte pour tout le monde. La Banque de France mesurait un taux moyen des crédits nouveaux à l'habitat de 3,27 % en juin 2026, contre 3,21 % en mai, et Crédit Logement chiffrait le taux moyen à 3,31 % en août, contre 3,06 % un an plus tôt.

Octobre 2026 : la hausse continue chez les courtiers

Les grilles d'octobre confirment la tendance. Chez Meilleurtaux, un prêt de quinze ans se signe en moyenne à 3,40 %, la durée de vingt ans tourne entre 3,50 et 3,55 %, celle de vingt-cinq ans frôle 3,65 %. Vousfinancer affiche un dixième de plus sur chaque durée longue.

L'indicateur de Meilleurtaux avant négociation a gagné 17 centièmes au cours du mois écoulé, jusqu'à 3,86 %, et le courtier voit les taux se rapprocher des 4 %. Entre un primo-accédant recherché et un dossier fragile, l'écart de taux peut atteindre un point.

Le plafond légal suit. Depuis le 1er octobre, le taux d'usure des prêts à taux fixe de 20 ans et plus atteint 5,40 % selon les seuils publiés par la Banque de France pour le quatrième trimestre, assurance emprunteur et frais de dossier compris. Le détail de ce relèvement figure dans notre point sur le plafond de 5,40 % sur 20 ans.

Ce que 20 points changent sur votre mensualité

Un ménage emprunte 250 000 euros sur 20 ans, hors assurance. À 3,50 %, le taux moyen de Provence, la mensualité tourne autour de 1 450 euros et le coût total des intérêts approche 98 000 euros.

À 3,70 %, le niveau francilien, la mensualité monte à environ 1 476 euros. L'écart paraît modeste : 26 euros par mois. Sur la durée du prêt, il représente pourtant près de 6 200 euros d'intérêts en plus. Pour refaire le calcul avec votre montant et votre durée, passez par le simulateur de mensualités de prêt.

La règle du HCSF ne bouge pas : un taux d'endettement de 35 % maximum, assurance comprise, et une durée de 25 ans, 27 ans dans le neuf ou avec au moins 10 % de travaux. Chaque dixième de point grignote donc directement la capacité d'emprunt.

Comment obtenir le meilleur taux quand votre région monte ?

Le taux affiché n'est qu'un point de départ. Trois leviers pèsent davantage que l'adresse du bien :

  • L'apport personnel : 10 % du prix au moins, de quoi couvrir les frais de notaire, rassure tout établissement.
  • Le profil de l'emprunteur : revenus stables, comptes tenus, aucun découvert répété dans les mois qui précèdent la demande.
  • La mise en concurrence : comparer plusieurs offres, seul ou via un courtier en crédit, puis négocier l'assurance emprunteur à part.

Le taux fixe reste la norme ; le taux variable, plafonné à 5,52 % au titre de l'usure, ne se justifie que pour un rachat ou une revente anticipée. Pour suivre l'évolution des taux mois après mois, notre dossier recense les taux moyens sur 15, 20 et 25 ans, mis à jour en continu.

Peut-on emprunter dans une autre région pour payer moins cher ?

Sur le papier, rien n'interdit de solliciter une banque d'une autre région. En pratique, les caisses régionales financent d'abord les projets de leur territoire et demandent souvent la domiciliation des revenus chez elles.

Un courtier national a-t-il accès aux grilles d'autres régions ?

Il passe par des agences partenaires proches du bien ou du domicile. Son atout tient à la négociation et à la comparaison des offres de crédit, pas à un accès libre aux barèmes de toute la France.

Les taux vont-ils redescendre d'ici la fin de l'année ?

Aucun courtier ne l'anticipe à court terme. La hausse de septembre et le relèvement du taux d'usure laissent plutôt attendre une poursuite, que les grilles de novembre diront.

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L'assistant choisi lit la page publique et en fait la synthèse. Pour le détail et les chiffres exacts, l'article fait foi.

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