MaPrimeRénov' par geste : les 4 travaux encore financés dans les maisons F et G jusqu'à fin 2027
MaPrimeRénov' par geste : les 4 travaux encore financés dans les maisons F et G jusqu'à fin 2027
MaPrimeRénov' par geste 2027 : la prime de l'Anah finance encore quatre travaux de rénovation énergétique dans un logement F ou G au DPE, la pompe à chaleur, le réseau de chaleur, la dépose d'une cuve à fioul et l'audit énergétique. L'isolation passe désormais par la rénovation d'ampleur.

Sommaire
MaPrimeRénov' par geste : ce que change le décret du 25 août
Depuis le 1er septembre 2026, le dispositif de l'Anah resserre le parcours par geste sur le chauffage. En France métropolitaine, il reste possible de réaliser avec une prime une pompe à chaleur air/eau ou géothermique, un raccordement au réseau de chaleur, le retrait d'une cuve au fioul et un audit. Ventilation, isolation et solaire thermique perdent leur prime, sauf outre-mer.

Le montant dépend de la catégorie de revenus du ménage, du bleu au violet, et d'un plafond de dépense par équipement. La demande se dépose en ligne sur le site officiel france-renov.gouv.fr avant de signer le devis d'une entreprise RGE ; le simulateur et le conseil France Rénov' sont gratuits. L'éco-PTZ, prêt à taux zéro, finance le reste à charge.
Ce guide détaille chaque condition, chaque délai et chaque obligation : une passoire F ou G garde ce droit jusqu'à fin 2027, puis devra viser un projet global dès le 1er janvier 2028. Propriétaire occupant, bailleur ou locataire, appartement en copropriété ou maison : connaître son diagnostic et ses ressources dès cette année évite de perdre une aide et des économies d'énergie.
Le texte figure sur le décret n° 2026-822 publié sur Légifrance. Il remplace l'annexe des travaux et prestations éligibles : l'Anah s'en sert pour calculer le montant de la prime de chaque ménage, selon sa catégorie de revenus, et pour vérifier que l'entreprise RGE a réalisé des travaux de chauffage ou d'isolation thermique conformes.
Pour vos travaux, la date d'envoi fait tout. Un dossier enregistré le 31 août relève de l'ancien régime, y compris si le devis est signé ensuite. Une demande transmise le 2 septembre, elle, tombe sous les nouvelles règles, et le montant de la prime se calcule selon le nouveau barème.
Le calendrier ne s'arrête pas là. Un décret qui prolonge une échéance en fixe une autre : il reste environ quatorze mois pour envoyer un dossier de travaux.
Ce qui reste, ce qui part
La liste des dépenses retirées du parcours par geste est longue. Y figurent les travaux d'isolation thermique de la toiture, des combles et des parois vitrées, la ventilation mécanique double flux, les poêles et chaudières au bois ou à la biomasse, le chauffe-eau thermodynamique et les systèmes solaires thermiques, hors outre-mer.
Restent en France métropolitaine quatre familles de travaux : la pompe à chaleur sous ses deux formes aidées, le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, le retrait d'une cuve, le bilan énergétique. Ce sont les quatre types de travaux que ce guide détaille, chiffres à l'appui.
Les 4 travaux que MaPrimeRénov' par geste aide encore
Le principe du parcours n'a pas bougé. Vous faites réaliser des travaux précis par une entreprise RGE, l'Agence nationale de l'habitat (Anah) verse un forfait fixé selon vos revenus. Pas d'accompagnateur obligatoire, pas de gain d'étiquette exigé.
- Pompe à chaleur : géothermique ou solarothermique d'un côté, air/eau de l'autre. Ce sont les travaux qui pèsent le plus lourd, pour le montant comme pour la facture de chauffage.
- Réseau de chaleur ou de froid : le raccordement d'un logement à un réseau alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération.
- Retrait de cuve : l'enlèvement et la neutralisation de l'ancienne cuve à mazout, souvent réalisés avec le remplacement de la chaudière.
- Le bilan énergétique complet, qui chiffre l'état du logement et propose un scénario de travaux.
Chaque type de travaux a son forfait et un plafond de dépense. Le forfait est le maximum versé ; le plafond de dépense est le montant de travaux au-delà duquel l'aide cesse de grimper. Voici le barème en vigueur en France métropolitaine, tel que le publie le site du service public.
| Travaux | Bleu (très modestes) | Jaune (modestes) | Violet (intermédiaires) | Plafond de dépense |
|---|---|---|---|---|
| PAC géothermique ou solarothermique | 11 000 € | 9 000 € | 6 000 € | 18 000 € |
| PAC air/eau | 5 000 € | 4 000 € | 3 000 € | 12 000 € |
| Raccordement réseau de chaleur ou de froid | 1 200 € | 800 € | 400 € | 1 800 € |
| Dépose de cuve à fioul | 1 200 € | 800 € | 400 € | 4 000 € |
| Audit énergétique | 500 € | 400 € | 300 € | 800 € |
La catégorie rose, celle des revenus supérieurs, n'apparaît pas dans ce tableau. Elle n'a droit à aucun forfait pour ces travaux en métropole. Un ménage aisé qui veut changer sa chaudière pour une PAC doit donc viser un autre dispositif, ou passer par la rénovation d'ampleur.
La PAC, poste roi des travaux aidés
Une pompe à chaleur air/eau remplace une chaudière et alimente les radiateurs à eau existants. Elle assure souvent aussi la production d'eau chaude sanitaire. Posée dans une habitation chauffée au mazout, elle réduit fortement la consommation d'énergie, à condition d'être bien dimensionnée.

La PAC qui puise dans le sol coûte plus cher, forage oblige, mais son forfait est plus du double. Pour un ménage de la catégorie bleue, 11 000 euros peuvent être versés sur 18 000 euros de dépense retenue. Le rendement reste stable l'hiver, quand l'air extérieur fait chuter celui d'une PAC classique.
Pour la PAC et le raccordement à un réseau, le logement doit avoir été construit depuis au moins deux ans. Pour les autres travaux, il faut quinze ans d'ancienneté. Cette condition surprend souvent les acheteurs d'un logement récent.
Réseau de chaleur, cuve, audit : les petits travaux utiles
Le raccordement à un réseau de chaleur ne concerne que les communes équipées. Quand il est possible, il supprime la chaudière individuelle et son entretien. Le forfait est modeste, mais le reste à charge l'est aussi.
L'enlèvement de la cuve complète presque toujours la pose d'une PAC. Une cuve vide laissée en place reste une source de risque et un frein à la vente immobilière. Le bilan énergétique, enfin, sert de boussole : il indique si un seul poste de travaux suffit ou si une rénovation plus large rapporterait davantage.
Bleu, jaune, violet : quelle catégorie de revenus pour votre ménage
Le montant de la prime dépend du revenu fiscal de référence du foyer et du nombre de personnes qui y vivent. Le barème 2026 distingue l'Île-de-France du reste du territoire. Les plafonds se lisent sur l'avis d'imposition, ligne du revenu fiscal de référence.
Hors Île-de-France, les seuils sont les suivants.
| Personnes dans le ménage | Bleu | Jaune | Violet | Rose |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 17 363 € | 22 259 € | 31 185 € | au-delà de 31 185 € |
| 2 | 25 393 € | 32 553 € | 45 842 € | au-delà de 45 842 € |
| 3 | 30 540 € | 39 148 € | 55 196 € | au-delà de 55 196 € |
| 4 | 35 676 € | 45 735 € | 64 550 € | au-delà de 64 550 € |
| 5 | 40 835 € | 52 348 € | 73 907 € | au-delà de 73 907 € |
| Par personne en plus | + 5 151 € | + 6 598 € | + 9 357 € | + 9 357 € |
En Île-de-France, les seuils sont plus hauts, pour tenir compte du coût de la vie.
| Personnes dans le ménage | Bleu | Jaune | Violet | Rose |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 24 031 € | 29 253 € | 40 851 € | au-delà de 40 851 € |
| 2 | 35 270 € | 42 933 € | 60 051 € | au-delà de 60 051 € |
| 3 | 42 357 € | 51 564 € | 71 846 € | au-delà de 71 846 € |
| 4 | 49 455 € | 60 208 € | 84 562 € | au-delà de 84 562 € |
| 5 | 56 580 € | 68 877 € | 96 817 € | au-delà de 96 817 € |
| Par personne en plus | + 7 116 € | + 8 663 € | + 12 257 € | + 12 257 € |
Un piège revient souvent. Le foyer retenu est celui qui occupe le logement, pas celui qui figure sur un seul avis. Deux personnes non mariées qui vivent ensemble additionnent leurs revenus fiscaux de référence, chacune avec son propre avis.
Autre point : une limite de 20 000 euros par logement s'applique sur cinq ans pour l'ensemble des aides MaPrimeRénov' par geste. Un ménage qui a déjà bénéficié d'une prime pour une chaudière en 2023 doit en tenir compte avant de lancer une nouvelle demande d'aide.
Pourquoi l'isolation seule n'est plus financée
C'est la phrase que les artisans répètent depuis la rentrée. Une isolation des combles, des murs ou le remplacement des fenêtres, réalisés seuls, ne donnent plus droit à MaPrimeRénov'. Le parcours ne prend plus ces travaux en charge, y compris dans une passoire F ou G.
La logique du ministère est connue. L'argent public doit aller aux travaux de rénovation qui font réellement sauter des étiquettes de DPE, plutôt qu'à une succession de petits travaux qui laissent le logement au niveau de départ. Une isolation isolée améliore le confort ; elle transforme rarement la performance énergétique d'une habitation.
Le budget pèse aussi. En 2025, l'Anah a financé la rénovation de 379 428 logements pour 4,39 milliards d'euros d'aides, dont 120 305 rénovations d'ampleur. Chaque euro retiré des petits travaux peut ainsi être reporté sur les travaux qui changent vraiment l'étiquette.
Isoler reste possible, mais par un autre chemin
Qui veut isoler a trois options. La première est la rénovation d'ampleur, qui exige au moins deux postes de travaux traitant l'enveloppe du bâtiment. La deuxième est l'éco-PTZ, prêt à taux zéro qui couvre toujours ces travaux. La troisième consiste à payer seul, en profitant des éventuelles subventions de la région ou de la commune.
Le chèque énergie ne sert plus de levier. Depuis le 15 février 2025, la loi de finances a supprimé son usage pour les travaux : il ne règle plus que les factures d'énergie. Beaucoup de ménages modestes l'ignorent encore et le gardent pour des travaux qu'il ne paiera jamais.
Pour la liste complète des dépenses sorties du dispositif, notre article sur les travaux qui ne sont plus financés depuis septembre 2026 reprend chaque famille de travaux, de la VMC au poêle à granulés.
Logements F et G : le sursis court jusqu'à fin 2027
Les passoires thermiques étaient promises à une sortie rapide du parcours par geste. L'idée : réserver ces logements très énergivores à la rénovation d'ampleur, seule capable de les sortir durablement du bas de l'échelle. Le décret du 25 août repousse l'échéance au 31 décembre 2027 en France métropolitaine.
Ce sursis n'ouvre rien de plus. Une passoire F ou G a accès aux quatre types de travaux autorisés pour tous, ni plus ni moins. Elle ne retrouve ni l'isolation, ni la ventilation, ni le bois.
La date butoir vaut pour le dépôt de la demande de prime. Un dossier déposé fin 2027 et accepté par l'Anah laisse ensuite le temps habituel pour réaliser les travaux. Mieux vaut pourtant ne pas attendre les dernières semaines : les agendas des entreprises reconnues garantes de l'environnement se remplissent à chaque fin de dispositif.
Qui est concerné exactement
La règle vise les maisons individuelles. Un appartement en copropriété n'entre pas dans cette échéance, et les travaux collectifs passent par MaPrimeRénov' Copropriété, un dispositif distinct piloté par le syndicat des copropriétaires. Un appartement suit donc un autre calendrier.
MaPrimeRénov’ 2027 : l’État débranche le chauffage (et l’aide aux propriétaires) …
— Jean-Philippe Larger (@jplarger) 16 octobre 2026
Encore un coup de rabot : la rénovation énergétique est-elle devenue un luxe ?
Le dispositif phare de la transition énergétique subit une nouvelle cure d'austérité.
Selon les annonces du projet… pic.twitter.com/MasWK0MQrP
L'étiquette prise en compte est celle du DPE. Sans diagnostic récent, vous ne savez pas avec certitude où se situe votre logement. Un DPE réalisé avant juillet 2021 n'est plus valable, et sa méthode de calcul n'a plus rien à voir avec l'actuelle.
Et après le 1er janvier 2028 ?
À partir de cette date, une habitation F ou G ne pourra plus bénéficier du parcours par geste. Il faudra passer par un projet global, avec accompagnateur Rénov' et gain d'au moins deux étiquettes. Les logements notés de A à E, eux, gardent l'accès à MaPrimeRénov' par geste pour les travaux restés dans la liste.
D'où l'utilité de connaître son étiquette dès maintenant. Un logement F qui remplace sa chaudière au mazout par une PAC en 2027 peut, du coup, gagner une ou deux lettres. Il sortira alors de la catégorie visée par l'exclusion de 2028.
DPE 2027 : votre logement peut changer d'étiquette sans travaux
Un détail technique va redistribuer les cartes. Le coefficient qui convertit l'électricité consommée en énergie primaire dans le calcul du DPE baisse encore. Il valait 2,3 jusqu'à fin 2025, 1,9 depuis le 1er janvier 2026, et passera à 1,7 au 1er janvier 2027, selon l'arrêté du 19 août 2026.
Pour un logement chauffé à l'électricité, cette baisse améliore mécaniquement l'étiquette. Une partie des habitations notées F ou G, notamment celles équipées de convecteurs ou d'un ballon électrique, peut remonter d'une lettre sans engager de travaux.
La mise à jour est gratuite. Une attestation s'obtient en ligne sur l'observatoire de l'Ademe, sans nouvelle visite du diagnostiqueur. Notre article sur les logements qui peuvent gagner une classe énergétique sans travaux détaille la marche à suivre.
Ce que cela change pour votre dossier
Un logement qui passe de F à E échappe à l'échéance de fin 2027. Il conserve l'accès au parcours par geste après 2028, dans les conditions communes. Pour qui n'a ni les moyens ni l'envie d'une rénovation globale, la nuance compte.
À l'inverse, une habitation chauffée au mazout ne profite pas de ce coefficient. Son étiquette ne bouge pas tant que le système de chauffage reste inchangé. C'est précisément le profil pour lequel la PAC et le retrait de cuve restent aidés.
Deux ménages, deux calculs de prime
Les montants du barème prennent sens sur un cas réel. Les deux exemples ci-dessous sont construits à partir des forfaits en vigueur ; ce ne sont pas des témoignages, mais des calculs que vous pouvez reproduire avec votre propre devis.
Une retraitée seule en Auvergne, catégorie bleue
Revenu fiscal de référence : 17 000 euros, une personne, hors Île-de-France. Elle se situe sous le plafond de 17 363 euros et relève donc de la catégorie bleue, celle des ménages très modestes. Son pavillon des années 1970, chauffé au fioul, est noté G.
- Pompe à chaleur géothermique : devis de 22 000 euros TTC. La dépense retenue est plafonnée à 18 000 euros, le forfait versé atteint 11 000 euros.
- Retrait de la cuve : 2 500 euros, sous le plafond de 4 000 euros ; forfait de 1 200 euros.
- Bilan énergétique réalisé au préalable : 800 euros ; forfait de 500 euros.
Montant total de MaPrimeRénov' : 12 700 euros, pour 25 300 euros de dépenses. Le reste à charge s'élève à 12 600 euros avant les autres aides, que l'éco-PTZ peut financer. Elle reste sous le plafond de 20 000 euros sur cinq ans.
Un couple de salariés près de Tours, catégorie jaune
Revenu fiscal de référence : 30 000 euros, deux personnes, hors Île-de-France. Sous le seuil de 32 553 euros, le foyer relève de la catégorie jaune, celle des revenus modestes. Leur logement, construit en 1985 et chauffé au fioul, est noté F.
- Pompe à chaleur air/eau : 14 000 euros TTC. Dépense retenue plafonnée à 12 000 euros, forfait de 4 000 euros.
- Enlèvement de la cuve : 2 000 euros, forfait de 800 euros.
Prime totale : 4 800 euros pour 16 000 euros de travaux. S'ils attendent 2028 sans avoir changé d'étiquette, ils perdent ce parcours et devront monter une rénovation d'ampleur, avec isolation et accompagnateur. Le calendrier joue donc clairement en faveur d'un dépôt en 2027.
Ce que ces deux calculs montrent
Le forfait couvre une part bien plus élevée des travaux pour les ménages très modestes que pour les revenus intermédiaires. La PAC à forage rapporte davantage en valeur absolue, mais le reste à charge y est aussi le plus lourd. Enfin, le bilan préalable coûte peu et évite de payer un équipement mal dimensionné.
Déposer sa demande de prime : les étapes dans l'ordre
Depuis le 17 août 2026, le site france-renov.gouv.fr est le point d'entrée unique des aides de l'Anah : MaPrimeRénov', MaPrimeAdapt' et Ma Prime Logement Décent. Tout se fait en ligne sur ce site, du dépôt du dossier jusqu'à la demande de paiement.
- Vérifier son éligibilité : catégorie de revenus, ancienneté du logement, statut d'occupant ou de bailleur, étiquette du DPE pour une maison.
- Demander des devis à un professionnel RGE, reconnu garant de l'environnement, obligatoire pour tous les travaux sauf le raccordement à un réseau de chaleur.
- Créer son compte et déposer la demande avant de signer quoi que ce soit, avec l'avis d'imposition et le devis détaillé.
- Attendre l'accusé de réception de l'Anah : les travaux ne peuvent commencer qu'après.
- Réaliser les travaux, puis transmettre la facture pour obtenir le paiement du solde de la prime.
L'ordre compte. Un devis signé avant le dépôt de la demande d'aide suffit à faire perdre la prime, y compris si les travaux n'ont pas commencé. Gardez donc chaque devis au stade de proposition tant que l'accusé de réception n'est pas arrivé.
Les réflexes qui évitent une erreur
Méfiez-vous d'une entreprise qui vous appelle en promettant une prime. L'Anah ne mandate aucune entreprise pour vendre des travaux, et une société sérieuse ne vous demande jamais vos identifiants du site officiel. Vérifiez également la qualification RGE de l'entreprise dans l'annuaire public, à l'adresse et au nom indiqués sur le devis.
Le simulateur officiel de France Rénov' donne une estimation en quelques minutes : il croise vos ressources, le type de logement et les travaux envisagés. Un simulateur privé peut servir de premier repère, mais seul le simulateur public intègre les règles en vigueur depuis septembre. Il indique également les autres aides disponibles à votre adresse.
Les collectivités ajoutent parfois une subvention. Région, département ou intercommunalité proposent une aide financière complémentaire, dans le cadre de leur programme local de l'habitat. Chaque collectivité fixe ses propres conditions, et cette subvention locale se demande souvent avant la signature du devis, comme la prime nationale.
Les panneaux solaires photovoltaïques, enfin, n'ont jamais relevé de MaPrimeRénov'. Des panneaux posés sur le toit produisent de l'électricité ; le dispositif, lui, finance le chauffage et la performance du bâti. Une offre qui mélange les deux dans un même devis mérite une information claire avant tout engagement.
Délais, avance et paiement
Une fois la prime accordée, vous disposez de deux ans à compter de la notification pour réaliser les travaux. Une prolongation de six mois au plus peut être accordée en cas d'imprévu. Au-delà, l'octroi de la prime tombe.
Une avance peut être accordée dans la limite de 50 % du montant prévisionnel. Elle est précieuse pour les ménages qui ne peuvent pas avancer le prix d'une pompe à chaleur. Le solde de la prime arrive par virement une fois la demande de paiement validée, factures et photos à l'appui.
Pour tout le reste, le conseiller France Rénov' de votre secteur reste gratuit. Il vérifie le dossier, donne une information neutre sur les devis et signale les aides locales cumulables. Notre article sur la nouvelle démarche France Rénov' pour vos travaux décrit le parcours en ligne écran par écran.
Bailleurs, locataires et outre-mer : les règles propres à chacun
Le propriétaire occupant doit habiter le logement en résidence principale, ou s'y installer dans l'année qui suit la demande de paiement du solde. Une résidence secondaire n'ouvre droit à rien.
Le propriétaire bailleur peut aussi bénéficier de MaPrimeRénov' par geste. Il s'engage alors à louer le logement en résidence principale pendant au moins six ans. Il doit informer le locataire des travaux et, s'il augmente le loyer, déduire la prime du coût des travaux d'amélioration pris en compte.
Le locataire, lui, ne peut pas demander la prime pour le logement qu'il occupe. Il peut en revanche signaler à son bailleur que le logement est classé F ou G : depuis 2025, les logements G sont interdits à la location pour les nouveaux baux et les reconductions, et un complément de loyer y est interdit.
Le cas particulier de l'outre-mer
Dans les départements d'outre-mer, la liste des travaux éligibles est plus large. S'ajoutent le chauffe-eau solaire et les protections contre la chaleur : brise-soleil, toiture et bardage ventilés. Ces travaux restent aidés, ce qui fait de l'outre-mer la seule partie du territoire où le solaire thermique garde sa prime.
La condition d'ancienneté y est aussi plus souple : deux ans suffisent pour tous les travaux. L'échéance de fin 2027 pour les logements F et G ne vise, elle, que la France métropolitaine.
Cumuler MaPrimeRénov' par geste avec l'éco-PTZ et les autres aides
Le parcours par geste se cumule avec l'éco-PTZ et les primes des certificats d'économies d'énergie, selon la fiche MaPrimeRénov' publiée par service-public.fr. Les aides locales, régionales ou communales s'y ajoutent souvent.
L'éco-PTZ est le complément naturel. Sans condition de ressources, il prête 7 000, 15 000, 25 000 ou 30 000 euros selon le nombre de travaux, jusqu'à 50 000 euros pour une performance globale, sur vingt ans au plus. L'État prend les intérêts à sa charge et le prêt couvre aussi les travaux d'isolation que la prime ne paie plus.
Un conseil de méthode : déposez d'abord la demande MaPrimeRénov', puis présentez à la banque ce devis pour l'éco-PTZ. Les deux dossiers reposent sur un descriptif commun des travaux, et le montant de la prime réduit d'autant la somme à emprunter.
La rénovation d'ampleur comme alternative
Pour un projet plus ambitieux, la rénovation d'ampleur reste ouverte aux logements classés de E à G. Elle exige un gain d'au moins deux étiquettes lors d'une première étape et au moins deux postes de travaux d'isolation. L'accompagnateur Rénov' est obligatoire.
Les taux de financement vont de 80 % pour les ménages très modestes à 10 % pour les revenus supérieurs, sur un plafond de 30 000 à 40 000 euros HT de travaux selon le gain obtenu. Depuis le 1er septembre 2026, une maison qui conserve un chauffage au gaz ou au fioul après travaux n'y a plus droit. Notre dossier MaPrimeRénov' : travaux éligibles, montants et démarches compare les deux parcours en détail.
Faut-il déposer son dossier MaPrimeRénov' dès maintenant ?
Une maison classée F peut-elle encore obtenir une prime pour isoler ses combles ?
Non, pas par le parcours par geste. Depuis le 1er septembre 2026, l'isolation seule n'est plus aidée, passoires F et G comprises. Elle ne l'est plus que dans une rénovation d'ampleur, avec au moins deux postes d'isolation et un gain de deux étiquettes. L'éco-PTZ, lui, peut couvrir ces travaux à taux zéro.
La date du 31 décembre 2027 vise-t-elle la fin des travaux ou le dépôt ?
Le décret s'applique aux demandes de prime déposées. Un dossier enregistré avant la fin 2027 relève des règles en vigueur au moment du dépôt. Les travaux peuvent ensuite se réaliser dans les deux ans qui suivent la notification de l'Anah.
Faut-il un DPE pour une demande par geste ?
Pour une maison, connaître son étiquette est indispensable afin de savoir si l'échéance de 2027 vous concerne. Un DPE récent, ou sa mise à jour gratuite après la baisse du coefficient de l'électricité, évite une mauvaise surprise au moment de l'instruction.












