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Relance logement : jusqu’à 12 000 € déductibles, mais sous conditions strictes

Jusqu’à 12 000 euros d’amortissement par an : sur le papier, Relance logement a de quoi séduire. Mais entre durée minimale de location, plafonds de loyers et critères énergétiques, l’avantage fiscal se mérite. Voici les règles à connaître avant d’investir.

Relance logement : jusqu’à 12 000 € déductibles, mais sous conditions strictes
Sommaire

Qui peut bénéficier du dispositif Relance logement ?

Les investisseurs et acquisitions éligibles

Le dispositif vise d’abord les particuliers qui achètent un logement pour le louer. Certaines sociétés non soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent aussi en profiter, à condition que les loyers soient déclarés en revenus fonciers.

Autrement dit, Relance logement cible l’investissement locatif classique, pas les montages purement financiers. Le bien doit être acquis entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028.

Les dates à respecter jusqu’en 2028

Le calendrier compte autant que le profil de l’investisseur. Pour un achat en VEFA, la location doit débuter dans les 12 mois suivant l’achèvement de l’immeuble ou l’acquisition si celle-ci intervient plus tard.

À retenir : un retard de mise en location peut faire perdre l’avantage fiscal. Mieux vaut donc anticiper la livraison, la recherche du locataire et la signature du bail.

Quels logements ouvrent droit à l’amortissement fiscal ?

Neuf, VEFA et construction par le bailleur

Le logement doit se situer dans un immeuble d’habitation collectif. Sont notamment concernés les biens neufs, les achats en VEFA et les logements construits directement par le bailleur.

Sur quelle base se calcule la déduction ? L’amortissement porte sur 80 % du prix d’acquisition, hors frais, afin d’écarter la valeur du terrain.

Ancien rénové, travaux et performance énergétique

L’ancien peut aussi entrer dans le dispositif, mais les critères se durcissent. Les travaux d’amélioration doivent représenter au moins 30 % du prix d’achat.

Pour chiffrer votre cas : notre simulateur rendement locatif.

En cas de réhabilitation lourde, le bien doit atteindre un DPE A ou B. Exigence de performance oblige, un simple rafraîchissement ne suffit pas : l’opération doit transformer réellement le logement.

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Quelles obligations pour conserver l’avantage fiscal ?

Location nue pendant au moins neuf ans

Le propriétaire doit louer le logement vide, en résidence principale, pendant au moins neuf ans. Cette durée est une condition essentielle pour conserver le bénéfice du dispositif.

La location à un membre de votre foyer fiscal, à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré est interdite. L’objectif est d’éviter les locations de complaisance bénéficiant d’un avantage fiscal.

Plafonds, locataires exclus et montant déductible

Le bailleur doit respecter les plafonds de loyers et de ressources selon qu’il choisit une location intermédiaire, sociale ou très sociale. Le taux d’amortissement varie de 3,5 % à 5,5 % selon cette catégorie.

  • Amortissement : jusqu’à 12 000 € déductibles par an.
  • Charges : intérêts d’emprunt, travaux et taxe foncière.
  • Déficit foncier : jusqu’à 10 700 € sur les autres revenus.

Philosophie d’ensemble du dispositif : Relance logement privilégie les investisseurs prêts à s’engager sur la durée, avec un logement performant et des loyers encadrés en échange d’un mécanisme fiscal plus avantageux.

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