Le 24 novembre 2026 pourrait marquer un vrai tournant pour des milliers de locations. L’encadrement expérimental du niveau des loyers arrive à son terme légal à cette date, sauf prolongation ou pérennisation décidée d’ici là. Propriétaires et locataires ont donc les yeux rivés sur l’automne.
Pourquoi le 24 novembre 2026 pourrait tout changer
L’encadrement du niveau des loyers arrive à une échéance décisive
Le dispositif issu de la loi ELAN est expérimental. Initialement prévu pour cinq ans puis prolongé, il doit arriver à échéance après huit années d’expérimentation, soit en novembre 2026.
Dans les territoires concernés, le mécanisme impose actuellement un loyer de référence et un loyer de référence majoré. Le loyer de base d’un nouveau bail ne peut normalement pas dépasser ce plafond, sauf complément de loyer autorisé dans certaines situations.
Une disparition qui ne rendrait pas tous les loyers totalement libres
C’est le point qui risque de créer beaucoup de confusion. La disparition éventuelle de ce dispositif ne supprimerait pas toutes les règles applicables dans les zones tendues.
Un autre mécanisme encadre notamment l’évolution du loyer lors de certaines relocations ou renouvellements. Celui-ci a été reconduit jusqu’au 31 juillet 2027. Autrement dit, novembre ne transformerait pas instantanément chaque bailleur en maître absolu du prix.
Ce que les propriétaires pourraient gagner sans plafonnement
Davantage de liberté pour fixer le loyer
Pour les bailleurs situés dans les communes actuellement soumises au plafond de référence, le changement serait néanmoins majeur. Sans prolongation du dispositif, ils retrouveraient davantage de latitude lors de la fixation du loyer d’un nouveau contrat, sous réserve des autres règles encore applicables.
Cette souplesse pourrait compter dans les quartiers où le marché réel s’est éloigné des plafonds administratifs. Pour un propriétaire qui hésite entre louer, vendre ou conserver son logement vacant, quelques dizaines d’euros mensuels peuvent changer le calcul.
Une offre locative réellement relancée ?
C’est l’argument avancé par une partie des professionnels : moins de contraintes pourrait redonner de l’intérêt à l’investissement locatif et remettre certains logements sur le marché. Mais rien ne garantit une hausse rapide de l’offre.
Fiscalité, coût du crédit, travaux, DPE et risque d’impayés pèsent également dans l’équation. La fin d’un plafond ne suffira donc probablement pas, à elle seule, à provoquer un retour massif des bailleurs.
Ce que les locataires risqueraient dans les zones les plus tendues
Des loyers plus sensibles au rapport entre offre et demande
À Paris, Lyon, Bordeaux ou dans d’autres marchés très recherchés, le risque est assez évident : lorsqu’un appartement attire dix dossiers en quelques heures, le rapport de force n’est pas favorable au candidat locataire.
Sans plafond de niveau, les nouveaux loyers pourraient davantage suivre la tension locale. Les petites surfaces et les quartiers où l’offre est rare seraient logiquement les plus exposés à des augmentations.
Novembre 2026 : faut-il déjà anticiper ?
Vous êtes bailleur ou locataire ? Gardez surtout une date en tête : 24 novembre 2026. À ce stade, la fin automatique de l’expérimentation est prévue par les textes, mais plusieurs initiatives politiques cherchent encore à prolonger ou pérenniser le dispositif.
Ce qui change tout ? Tant qu’aucune réforme définitive n’est adoptée, mieux vaut éviter les raccourcis. La « fin de l’encadrement des loyers » pourrait bien être l’un des dossiers immobiliers les plus suivis de l’automne 2026.