Le crédit immobilier reprend des couleurs, et les chiffres commencent enfin à le montrer. Les banques françaises ont accordé 12 milliards d’euros de nouveaux prêts à l’habitat, avec un taux moyen toujours calé à 3,22 %. Un signal de stabilisation qui change nettement l’ambiance.
Le crédit immobilier confirme sa reprise en 2026
12 milliards d’euros de nouveaux prêts
La Banque de France a comptabilisé 12 milliards d’euros de nouveaux crédits à l’habitat, hors renégociations. C’est légèrement moins qu’en mars, où la production atteignait 12,6 milliards.
Le chiffre reste pourtant solide : depuis janvier, la moyenne mensuelle tourne autour de 11,8 milliards d’euros. Autrement dit, le marché ne s’emballe pas, mais il tient désormais un rythme nettement plus rassurant qu’en 2025.
Un marché qui reste au-dessus de sa moyenne annuelle
Ce qui change tout ? La reprise paraît moins fragile. Après les creux observés l’an dernier, les volumes se stabilisent et les acheteurs retrouvent progressivement de la visibilité.
À retenir : cette amélioration ne signifie pas encore un retour aux années d’argent facile. Elle montre surtout que le crédit immobilier en 2026 sort peu à peu de sa phase de blocage.
Des taux immobiliers stables à 3,22 %
La quasi-totalité des crédits restent à taux fixe
Pour le deuxième mois consécutif, le taux moyen des nouveaux prêts immobiliers reste fixé à 3,22 %, hors assurance et frais. Une stabilité précieuse pour les ménages qui cherchent à boucler leur budget sans mauvaise surprise.
99,5 % des nouveaux crédits ont été souscrits à taux fixe. En clair, les emprunteurs français restent très largement protégés contre une remontée brutale de leurs mensualités.
Pourquoi cette stabilité rassure les emprunteurs
Quand les taux cessent de bouger chaque semaine, les projets deviennent plus simples à calibrer. Capacité d’emprunt, mensualité, apport : tout devient plus lisible au moment de négocier.
Résultat : la part des renégociations recule à 13,6 %, contre 14,5 % en mars. Un petit signal, mais révélateur : les conditions actuelles semblent désormais suffisamment stables pour relancer les décisions d’achat.
La France reste bien placée face à ses voisins européens
Des taux inférieurs à la moyenne de la zone euro
Avec un taux moyen de 3,22 %, la France reste sous la moyenne de la zone euro, établie à 3,45 %. Elle devance notamment l’Allemagne à 3,85 % et l’Italie à 3,49 %.
Seule l’Espagne fait mieux, avec 2,82 %. Ce positionnement donne aux emprunteurs français un avantage réel, surtout lorsque quelques dixièmes de point peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur vingt ans.
Ce que cela change pour les futurs acheteurs
L’encours des crédits à l’habitat progresse encore de 0,7 % sur un an en France. Dans le même temps, il recule de 0,6 % en Allemagne et de 2,5 % en Italie.
Vous avez un projet d’achat ? Le message est assez clair : le marché n’est pas redevenu facile, mais il redevient lisible. Et pour beaucoup d’acheteurs, c’est déjà une vraie différence.