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LMNP, gîte, résidence de services : 3 profils de loueurs face à la facture électronique

Facturation électronique, location meublée et TVA : seul le loueur meublé assujetti a l'obligation de réception de chaque facture de ses fournisseurs via une plateforme agréée, depuis le 1er septembre 2026. L'entreprise de location para-hôtelière émettra ses factures électroniques au plus tard le 1er septembre 2027 ; le LMNP exonéré, lui, n'émet rien.

Facturation électronique en location meublée : 3 cas de loueurs
Location meublée classique, exonérée
Aucune facture électronique à émettre, aucun e-reporting ; seule la réception peut concerner le bailleur assujetti qui dispose d'un numéro SIREN.
Meublé avec services para-hôteliers
Location soumise à la TVA : réception depuis septembre 2026, émission ou transmission des données au plus tard en septembre 2027.
Ce qui ne bouge pas
Le locataire particulier ne reçoit jamais de facture électronique et les règles de TVA restent les mêmes.
Sommaire

Ce que la réforme de la facturation électronique impose depuis le 1er septembre 2026

La réforme de la facturation électronique change la façon dont les entreprises assujetties à la TVA et établies en France s'échangent leurs factures. Une facture électronique n'est pas un PDF envoyé par mail : la DGFiP la définit comme une facture émise, transmise et reçue dans un format structuré qui permet un traitement automatisé, avec 34 données obligatoires (SIREN du fournisseur, numéro unique, taux de TVA, etc.). Quatre de ces données servent à l'adressage : le numéro SIREN du client, la catégorie de l'opération, l'option retenue pour le paiement de la TVA et l'adresse de livraison si elle diffère de celle du client.

Le circuit repose sur des plateformes agréées par l'administration fiscale. L'État n'a pas créé de portail public de facturation gratuit qui remplacerait ces opérateurs : il fixe les normes, gère l'annuaire national qui oriente chaque facture vers la bonne plateforme de réception, et contrôle les prestataires. Au 1er août 2026, la DGFiP recensait environ 150 plateformes agréées, dont plus d'une dizaine proposaient une offre gratuite ou sans surcoût pour les besoins essentiels des plus petites structures. Chorus Pro reste l'outil des factures adressées au secteur public ; il ne sert pas de boîte de réception pour les échanges entre entreprises privées.

La réforme ajoute un second volet, le e-reporting : la transmission à l'administration des données de transaction (ventes à des particuliers, opérations internationales) et, pour les prestations de services, des données de paiement. La DGFiP insiste sur un point : aucune donnée relative à un particulier n'est transmise, les remontées étant agrégées.

Le calendrier 2026-2027 selon la taille de l'entreprise

Le calendrier officiel distingue la réception, ouverte à tous, et l'émission, échelonnée selon la catégorie d'entreprise. Un loueur personne physique, même avec plusieurs logements, entre presque toujours dans la catégorie des micro-entreprises ou des PME au sens de cette réforme.

Catégorie d'entrepriseRéception des facturesÉmission et e-reporting
Grande entreprise (GE)1er septembre 20261er septembre 2026
Entreprise de taille intermédiaire (ETI)1er septembre 20261er septembre 2026
PME1er septembre 20261er septembre 2027 au plus tard
Micro-entreprise (dont la plupart des loueurs particuliers)1er septembre 20261er septembre 2027 au plus tard

La réception ne joue que si le fournisseur est lui-même tenu d'émettre en format électronique. Jusqu'en septembre 2027, seules les grandes structures et les ETI envoient donc des factures électroniques : un fournisseur d'énergie comme EDF, un grand opérateur ou une enseigne nationale de mobilier, par exemple. L'artisan qui répare la chaudière du logement, ou la conciergerie locale, ne le fera qu'à partir de septembre 2027.

Le loueur en meublé est-il assujetti à la TVA ?

Le loueur en meublé n'est concerné par la facturation électronique que s'il a la qualité d'assujetti à la TVA, et c'est là que tout se joue. La fiche « Je suis un loueur en meublé » publiée par la DGFiP en septembre 2026 rappelle une présomption : le particulier, ou la société civile, qui n'est pas assujetti par ailleurs et loue un bien dont il est propriétaire agit à titre privé, dans le simple exercice de son droit de propriété. Il n'est alors pas assujetti. Il peut écarter cette présomption en plaçant ses opérations dans une logique économique et en faisant reconnaître sa qualité d'assujetti auprès de l'administration.

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La même fiche cite les bailleurs qui, eux, entrent dans le champ de la réforme : la location soumise à la TVA de locaux commerciaux ou professionnels équipés, la location meublée d'habitation avec services para-hôteliers, la location d'espaces de travail ou d'entrepôts avec option pour la TVA. Le statut LMNP, qui relève de l'impôt sur le revenu (bénéfices industriels et commerciaux), ne dit donc rien à lui seul de la situation au regard de la TVA : un même propriétaire peut être au régime micro-BIC ou au réel, avoir une liasse fiscale ou non, et rester hors du champ de la TVA.

Le texte officiel que la DGFiP met à disposition des bailleurs est consultable dans la fiche loueur en meublé de impots.gouv.fr, mise à jour en septembre 2026.

Location meublée exonérée : la règle de l'article 261 D

La location de logements meublés à usage d'habitation est exonérée de TVA par l'article 261 D du code général des impôts, sans possibilité d'opter. Le bailleur assujetti dont les locations sont exonérées n'a aucune obligation d'émission : la location d'un appartement meublé à un étudiant, à un salarié en mobilité ou à une famille, en longue durée comme en bail mobilité, ne donne lieu ni à facture électronique ni à e-reporting. La DGFiP le confirme pour toutes les opérations exonérées au titre des articles 261 à 261 E : le loueur n'est pas concerné côté émission.

Le meublé de tourisme loué sans services hôteliers suit la même règle d'exonération. L'exonération en matière de TVA ne change rien aux autres obligations du loueur saisonnier : déclaration en mairie, numéro d'enregistrement, plafond de jours. Le point sur ces démarches figure dans notre article sur le classement et la déclaration d'un meublé de tourisme.

Quand la location devient soumise à la TVA

Une location meublée devient soumise à la TVA quand le loueur propose, en plus de l'hébergement, au moins trois des quatre prestations para-hôtelières : le petit-déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture du linge de maison et l'accueil de la clientèle, même non personnalisé. Le BOFiP de mars 2025 précise que ces services doivent être réellement offerts, dans des conditions proches de celles de l'hôtellerie : un ménage fait seulement au départ du locataire, une remise de clés ou un linge fourni de temps en temps ne suffisent pas. L'hébergement para-hôtelier est alors taxé au taux de 10 %.

Le même texte vise aussi les logements meublés à usage résidentiel assortis de services annexes : résidences de services, résidences étudiantes ou seniors, coliving. L'investisseur qui loue son lot à l'exploitant d'une résidence de services par bail commercial perçoit souvent des loyers soumis à la TVA ; il est alors assujetti redevable, et les loyers qu'il facture à l'exploitant, une entreprise assujettie, entrent dans le champ de la facture électronique.

Le bail commercial de résidence de services mérite une relecture attentive. Ce bail précise qui établit la facture des loyers : dans bien des résidences, l'exploitant pratique l'autofacturation, c'est-à-dire qu'il émet lui-même la facture au nom du bailleur, avec son accord écrit. Le mandat d'autofacturation reste possible avec la réforme, mais la facture doit alors circuler au format électronique dès que l'émission devient obligatoire pour le bailleur. Avant septembre 2027, le propriétaire a donc intérêt à demander à son exploitant, souvent une ETI ou une grande entreprise déjà équipée, comment il compte traiter ses loyers. Les clauses du bail sur le taux de TVA, la date de facturation (en janvier ou chaque trimestre selon les baux) et le paiement ne changent pas ; seul le canal de transmission évolue. Un bail renouvelé en 2027 peut aussi être l'occasion d'écrire noir sur blanc ce point.

Trois profils de loueurs, trois situations face à la facture électronique

La facture électronique ne pèse pas du même poids selon le type de location exercé. Trois profils couvrent l'essentiel des propriétaires de meublés.

  • Le LMNP sans services hôteliers, à l'année ou en saisonnier : location exonérée, aucune émission, aucun e-reporting. S'il est présumé agir à titre privé, il reste hors de la réforme ; s'il est reconnu assujetti et dispose d'un numéro SIREN, il doit pouvoir recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs.
  • Le loueur de gîte ou de chambres avec services para-hôteliers : activité soumise à la TVA, même en franchise en base. Réception depuis le 1er septembre 2026, émission vers ses clients professionnels et e-reporting des séjours de clients particuliers au plus tard le 1er septembre 2027.
  • L'investisseur en résidence de services sous bail commercial : loyers facturés à l'exploitant soumis à la TVA, donc factures électroniques à émettre à compter de septembre 2027 au plus tard, et réception dès maintenant.

La franchise en base ne dispense pas de la réforme. Selon la DGFiP, le loueur qui facture sans TVA parce qu'il reste sous les seuils (85 000 euros de recettes pour l'hébergement, 37 500 euros pour les autres services) est un assujetti non redevable : il est dans le champ, au moins en réception, et devra émettre ou transmettre ses données selon la qualité de son client.

Cas type chiffré : un couple, un studio et un gîte

Un couple de propriétaires bretons loue un studio meublé à l'année à un étudiant et exploite, dans une longère voisine, un gîte où il sert le petit-déjeuner, fournit le linge, assure le ménage chaque jour et accueille les vacanciers. Les recettes du gîte atteignent 28 000 euros sur l'année, celles du studio 7 200 euros. Le total reste sous le seuil du micro-BIC de 83 600 euros pour la location meublée de longue durée et le meublé de tourisme classé, mais ce régime d'impôt sur le revenu n'a aucune incidence sur la TVA.

Le studio est exonéré : pas de facture, pas de transmission. Le gîte, para-hôtelier, est une activité dans le champ de la TVA, en franchise en base puisque ses recettes restent sous 85 000 euros. Le couple doit donc avoir choisi une plateforme de réception depuis le 1er septembre 2026. À partir du 1er septembre 2027 au plus tard, la nuitée vendue à une entreprise qui loge un salarié donnera lieu à une facture électronique, et les séjours de particuliers à un e-reporting des données de transaction et de paiement, sans aucune information nominative sur les vacanciers.

Comment recevoir ses factures électroniques en 2026

La réception des factures électroniques passe obligatoirement par une plateforme agréée : c'est le choix de cette plateforme qui inscrit le loueur dans l'annuaire et lui donne une adresse de réception. Sans cette étape, le fournisseur tenu d'émettre voit sa facture rejetée ; la DGFiP prévoit qu'elle soit alors transmise, à titre exceptionnel, par mail ou par courrier, sans effet sur la créance ni sur le paiement.

  1. Passer le questionnaire d'éligibilité proposé sur le site impots.gouv.fr pour vérifier sa propre situation.
  2. Repérer, dans la liste publiée sur impots.gouv.fr, les plateformes qui proposent une offre gratuite ou à bas coût adaptée à un faible volume.
  3. Créer son espace, avec le numéro SIREN de l'activité et une connexion sécurisée, puis vérifier son inscription dans l'annuaire.
  4. Relier, si besoin, la plateforme à son logiciel de comptabilité ou à l'outil de l'expert-comptable.

Le choix d'une plateforme dépend du besoin réel. Un loueur qui reçoit une poignée de factures par an n'a pas besoin de la même solution qu'une structure qui gère trente logements. Les éditeurs de logiciel de gestion locative ou de comptabilité LMNP ont presque tous noué des partenariats avec une plateforme agréée ; l'association de gestion agréée ou le cabinet comptable peut aussi servir d'intermédiaire, la DGFiP citant expressément experts-comptables, banques, éditeurs et fédérations parmi les tiers de confiance.

Choisir une plateforme agréée sans payer pour rien

Une plateforme agréée doit être certifiée ISO 27001, héberger les données dans l'Union européenne et contrôler chaque facture : présence des mentions obligatoires, validité des identifiants, cohérence entre montants hors taxes, taux et TVA, doublons, format. Pour un petit loueur, quatre critères suffisent à départager les offres : la gratuité réelle de la réception (sans option payante cachée), la possibilité d'exporter ses factures en PDF lisible pour son dossier, la compatibilité avec l'outil comptable déjà utilisé, et la facilité de changer de prestataire, que la DGFiP autorise à tout moment.

Estimez votre situation avec notre simulateur micro-BIC ou réel (LMNP).

À lire aussi, notre dossier : LMNP.

La plateforme choisie aujourd'hui pour la seule réception servira aussi à émettre en 2027 si l'activité est soumise à la TVA. Mieux vaut donc vérifier dès le départ qu'elle sait produire une facture au format structuré et transmettre le e-reporting.

Sanctions, tolérance et contrôles de l'administration fiscale

Les sanctions de la facturation électronique existent, mais la DGFiP annonce qu'aucune ne sera appliquée automatiquement en 2026 aux entreprises de bonne foi qui rencontrent des difficultés. Le guide pratique de juillet 2026 détaille le régime : une amende par facture non émise en format électronique (article 1737 du code général des impôts), un régime propre pour le défaut de transmission des données (article 1788 D) et, pour la réception, une mise en demeure de se conformer sous trois mois avant toute amende (article 1737, IV bis).

Cette bienveillance a une limite : elle ne couvre pas celui qui ignore durablement l'obligation, refuse d'entrer dans le dispositif ou entretient volontairement un circuit parallèle. Le bailleur assujetti a donc intérêt à pouvoir montrer qu'il a choisi sa plateforme et engagé sa mise en conformité. La réforme ne change pas les règles de TVA elles-mêmes, ni l'obligation de déclaration.

Les textes de référence se trouvent dans le code général des impôts (CGI) : l'art. 289 bis pose l'obligation d'échange électronique entre assujettis, l'art. 290 et l'art. 290 A le e-reporting, l'article 242 nonies A de l'annexe II du CGI liste les mentions légales de chaque facture. Ces articles ne modifient pas la fiscalité de la location meublée ni le taux applicable à chaque transaction. Ils organisent le canal de transmission. Pour le bailleur au régime réel, le dépôt de la déclaration de TVA, mensuelle, trimestrielle ou annuelle, reste dû aux mêmes dates ; la DGFiP annonce seulement, à terme, des déclarations préremplies grâce aux données reçues. Celui qui dépose une déclaration annuelle de TVA au printemps n'a rien à avancer en janvier ou en février pour cette raison.

Ce que la réforme ne change pas pour le locataire et le voyageur

La facturation électronique ne concerne pas les factures remises aux particuliers. Le locataire d'un meublé à l'année continue de recevoir ses quittances de loyer comme avant, et le vacancier qui réserve un appartement en direct ou via une plateforme de réservation n'obtient pas de facture électronique. L'obligation d'échange électronique ne vise que les opérations entre assujettis établis en France ; une plateforme de réservation établie dans un autre pays n'entre pas dans cet échange domestique.

Les règles propres à la location courte durée (enregistrement national, plafonds de jours, classement) évoluent en parallèle et sur un autre calendrier ; elles sont détaillées dans notre point sur les nouvelles règles de la location saisonnière en 2026.

Fausses factures et faux fournisseurs : ce que le circuit électronique protège

Le circuit de la facture électronique réduit le risque de fausse facture, un piège fréquent chez les propriétaires qui gèrent seuls leur parc immobilier. Aujourd'hui, une grande partie des factures circule en pièce jointe d'un mail : un faux artisan, un faux syndic ou un faux gestionnaire peut imiter un en-tête et glisser un autre RIB. Avec la réforme, la facture transite entre deux plateformes agréées, entre acteurs identifiés par leur SIREN ; la plateforme du destinataire contrôle les mentions, les identifiants et la cohérence entre montant hors taxes, taux et TVA, et repère les doublons.

Ce contrôle ne supprime pas toute escroquerie. La DGFiP rappelle que les bonnes pratiques restent indispensables : ne jamais transmettre ses identifiants après un SMS, un appel ou un courriel non sollicité, vérifier les droits donnés à un gestionnaire ou à une conciergerie qui agit pour son compte. Un message qui réclame en urgence un paiement « pour activer sa plateforme agréée » a toutes les chances d'être une tentative d'hameçonnage : l'administration fiscale ne facture rien et ne demande jamais de coordonnées bancaires pour cette démarche. Les arnaques qui visent les loueurs saisonniers prennent d'ailleurs bien d'autres formes, comme le montre notre enquête sur les faux vacanciers qui piègent les propriétaires.

LMNP, LMP, SIRET : la fiscalité du loueur reste la même

La réforme de la facturation électronique ne modifie ni le statut LMNP ni le statut LMP, ni le calcul de l'impôt sur les revenus tirés de la location meublée. Le loueur professionnel (LMP), qui dépasse les seuils de recettes et de part de revenus prévus par le code général des impôts, n'est pas davantage assujetti à la TVA du seul fait de ce statut : là encore, tout dépend des services rendus et du contrat de location. Le régime fiscal choisi, micro-BIC ou réel, garde ses règles d'amortissement, de déficit et de déclaration annuelle.

Le numéro SIRET, que le loueur obtient en déclarant le début de son activité auprès du guichet unique de l'INPI, prend en revanche une nouvelle importance. Le SIREN qu'il contient est la clé d'adressage de l'annuaire : un loueur assujetti sans numéro ne peut pas être joint par le circuit électronique, et un numéro erroné fait rejeter la facture. Vérifier dès maintenant que le numéro est actif et que l'adresse déclarée est la bonne évite une erreur au moment où les fournisseurs PME basculeront, en septembre 2027. La création d'activité se déclare une seule fois ; en cas de cessation ou de changement d'adresse, la mise à jour suivante doit aussi être faite, faute de quoi l'annuaire renverrait vers une adresse périmée.

Travaux, contrats d'énergie, conciergerie : quelles factures arriveront en premier

Les premières factures électroniques reçues par un loueur assujetti viendront des grands fournisseurs, seuls tenus d'émettre depuis septembre 2026. Un contrat d'électricité souscrit chez EDF au nom de l'activité de location, un abonnement internet professionnel ou un achat d'électroménager auprès d'une grande enseigne peuvent arriver par ce canal dès cet automne. Un contrat souscrit au nom du propriétaire, comme particulier, reste en revanche hors du circuit, puisque la réforme ne concerne pas les factures adressées aux particuliers.

Les factures de travaux suivent le calendrier de l'artisan. Le plombier, l'électricien ou le menuisier, presque toujours une micro-entreprise ou une PME, ne devra émettre en format électronique qu'à compter du 1er septembre 2027. Il en va de même pour la conciergerie, l'agence de gestion locative ou l'expert-comptable local. Le loueur dispose donc de plusieurs mois, de décembre à l'été 2027, pour vérifier que sa solution de réception fonctionne avant le gros des envois. Cette période laisse également le temps de demander conseil à son comptable sur l'organisation à retenir : réception directe, mandat donné au cabinet ou logiciel qui centralise tout.

Combien coûte la mise en conformité pour un petit bailleur ?

La mise en conformité d'un loueur particulier se limite le plus souvent au temps passé à choisir une plateforme et à créer son espace. La DGFiP met en avant l'existence d'offres gratuites ou sans surcoût, et la réception de quelques factures par an ne justifie pas un abonnement de gestion complet. Le coût peut monter si le loueur confie la tâche à un prestataire comptable, ou s'il exploite plusieurs structures para-hôtelières qui devront émettre en 2027.

Dans un modèle de location saisonnière, ce poste reste marginal face au ménage, aux commissions et aux charges. Pour le loueur qui a franchi le pas de l'hôtellerie à petite échelle (chambres d'hôtes, gîte avec petit-déjeuner), la dépense se raisonne en revanche comme un outil de travail : ce dernier poste s'ajoute au logiciel de réservation et à la comptabilité, et il pèse peu au regard des recettes d'une activité soumise à la TVA.

Locations meublées : les cas particuliers que la DGFiP tranche

Le LMNP au régime réel doit-il agir ?

Le LMNP au régime réel, qui déduit ses charges et pratique l'amortissement, n'est pas plus concerné par la facturation électronique qu'un LMNP au micro-BIC : le régime d'imposition des revenus ne décide pas de l'assujettissement à la TVA. La différence est pratique : son comptable reçoit déjà ses factures d'achat pour la liasse fiscale, et un circuit électronique facilite ce travail.

Le loueur qui ne reçoit aucune facture de professionnel est-il concerné ?

Le loueur qui n'achète rien à une entreprise pour son activité n'a, dans les faits, aucune facture électronique à recevoir. L'obligation de pouvoir les recevoir demeure toutefois pour l'assujetti, puisque le fournisseur doit trouver son adresse dans l'annuaire le jour où il émet.

Une SCI qui loue en meublé entre-t-elle dans le champ ?

Une société civile qui loue un bien dont elle est propriétaire bénéficie de la même présomption que le particulier : elle agit à titre privé tant qu'elle n'est pas assujettie par ailleurs. Une SCI qui fournit des services para-hôteliers, en revanche, devient soumise à la TVA et suit le calendrier des PME et micro-entreprises.

Pour toute question sur sa propre situation, la DGFiP a ouvert une ligne d'assistance au 0806 807 807, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h, et publie sur sa page sur le calendrier de la réforme les dates par catégorie d'entreprise. Un loueur en meublé avec services para-hôteliers peut aussi vérifier avec son expert-comptable la date à laquelle il devra recevoir puis émettre ses factures électroniques.

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L'assistant choisi lit la page publique et en fait la synthèse. Pour le détail et les chiffres exacts, l'article fait foi.

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