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Taxe foncière : 635 euros en moyenne, presque deux fois plus qu'en 2005 selon l'UNPI

Publié le 15 octobre 2026 par l'UNPI, l'Observatoire national des taxes foncières chiffre à 635 euros la taxe foncière moyenne de 2025 : une augmentation de 93,4 % sur la période 2005-2025, quand les prix à la consommation progressent de 36,8 % et les loyers de 27 %.

Observatoire UNPI de la taxe foncière : 635 euros en moyenne

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L'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) publie chaque automne ce rapport, construit à partir des taux votés par les communes et les intercommunalités. L'édition 2026, la vingtième, couvre vingt ans d'impôt et ajoute des données 2026 pour 200 grandes villes. Le mode de calcul, les exonérations et le calendrier de l'avis figurent dans les règles de calcul et d'exonération de la taxe foncière.

Sommaire

Les chiffres clés de l'observatoire UNPI 2026

L'observatoire UNPI 2026 mesure trois choses : le montant moyen payé, le taux global d'imposition et son évolution sur dix et vingt ans. Les données de 2025 portent sur l'ensemble du territoire, environ 35 000 communes de France, avec un zoom sur les 50 villes les plus peuplées.

Indicateur (observatoire UNPI, octobre 2026)Valeur
Taxe foncière moyenne payée en 2025, France635 euros
Moyenne dans les 50 communes les plus peuplées973 euros, 1 179 euros avec la TEOM
Taux global moyen d'imposition 2025 (hors TEOM)40,88 %
Taux le plus haut / le plus bas des grandes villes68 % à Grenoble, 15,80 % à Boulogne-Billancourt
Hausse moyenne 2005-2025+93,4 % (+84,1 % TEOM incluse)
Hausse à Paris sur vingt ans+261,2 % (+179,7 % TEOM incluse)
Inflation / loyers sur la période+36,8 % / +27 %

D'où vient la flambée de l'impôt foncier depuis 2005 ?

La taxe foncière résulte d'une multiplication simple, rappelée par service-public.fr : la base d'imposition, égale à la moitié de la valeur locative cadastrale, multipliée par les taux que votent les collectivités. Deux leviers font donc monter l'impôt sur la propriété bâtie, maison comme immeuble, et l'observatoire montre que leur effet se cumule dans l'évolution de chaque avis.

  • La revalorisation des bases. La valeur locative suit chaque hiver l'évolution des prix, sans vote local. Les fortes poussées d'inflation de 2022 et 2023 se retrouvent ainsi dans les avis, même là où le conseil municipal n'a pas touché à son taux.
  • La hausse des taux locaux. Communes et intercommunalités fixent leur taux chaque printemps. Depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, achevée en 2023, la taxe foncière reste le principal impôt local que les élus peuvent moduler, et les propriétaires portent seuls cet effort.
  • Le transfert de 2021. La part départementale de la taxe foncière revient depuis 2021 aux communes, qui affichent désormais un taux unique plus élevé sur l'avis.

Pour l'UNPI, ce mécanisme crée un impôt de rendement déconnecté du service rendu, assis sur des valeurs locatives de 1970 jamais révisées pour les logements. La fédération plaide pour une refonte de la fiscalité locale ; aucun projet de loi ne la programme à ce jour.

Paris, Grenoble, Boulogne-Billancourt : des écarts de un à quatre

Entre grandes villes, la taxe foncière varie bien plus que l'inflation ne l'explique. À Paris, l'observatoire relève +261,2 % en vingt ans, la plus forte évolution des grandes villes : la capitale partait d'un taux très bas et le Conseil de Paris l'a fortement relevé en 2023. Grenoble détient le taux global le plus lourd, 68 %, soit plus de quatre fois celui de Boulogne-Billancourt, à 15,80 %. Colombes, dans les Hauts-de-Seine, affiche +39,9 % TEOM incluse sur la période, loin de la moyenne nationale : chaque commune pèse par ses choix budgétaires.

Ce que ces vingt ans de hausse coûtent à un propriétaire

La hausse de la taxe foncière se mesure mieux sur un cas type. Prenons un exemple : en appliquant les moyennes de l'UNPI, une taxe de 635 euros en 2025 correspond à environ 328 euros en 2005. Indexée sur la seule inflation (+36,8 %), elle atteindrait environ 449 euros. L'écart, près de 186 euros par an, mesure ce que les choix locaux et les revalorisations ajoutent au-delà des prix.

Pour un bailleur, le calcul pèse davantage : les loyers progressent de 27 % sur vingt ans selon l'observatoire, trois fois moins vite que l'impôt. La TEOM se récupère auprès du locataire dans les charges, mais pas la taxe foncière elle-même, qui reste à la charge du propriétaire au 1er janvier, y compris quand un locataire occupe le logement. Cette part grignote directement le rendement locatif.

Comment amortir la hausse de sa taxe foncière ?

Face à la hausse de la taxe foncière, le premier geste consiste à lisser le paiement. L'inscription à la mensualisation, au plus tard le 15 décembre, déclenche dix prélèvements le 15 de chaque mois, de janvier à octobre, au lieu d'un seul débit à l'automne. Pour un avis 2026 déjà reçu et difficile à régler, un délai de paiement auprès du service des impôts se demande avec le formulaire 4805-S-SD.

Le deuxième geste consiste à vérifier la description du local retenue par l'administration (surface, nombre de pièces, éléments de confort) : une erreur sur ces données gonfle la valeur locative, et une réclamation permet de la corriger. Les ménages modestes et les personnes âgées sous conditions de revenus disposent aussi d'exonérations et d'un dégrèvement après 65 ans.

Le budget 2027 laisse enfin entrevoir de nouvelles pressions sur les bases et les taux : les trois hausses attendues pour l'avis 2027 prolongent la courbe que décrit l'UNPI.

Mise à jour le 17 octobre 2026, d'après l'Observatoire national des taxes foncières de l'UNPI publié le 15 octobre 2026.

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