Avec 5 000 € de revenus mensuels, dix années de crédit supplémentaires peuvent changer radicalement votre budget immobilier. En août 2026, les taux restent contenus, mais l’écart entre 15, 20 et 25 ans pèse lourd sur votre capacité d’emprunt.
Crédit immobilier : ce que vous pouvez emprunter en août 2026
Sur 15 ans, les taux restent presque stables
En août, le taux moyen sur 15 ans atteint 3,33 %, contre 3,32 % en juillet. Autrement dit, le marché bouge à peine sur cette durée.
Avec 5 000 € de revenus mensuels et une mensualité de 1 750 €, un couple peut emprunter environ 244 795 €. C’est la formule la plus courte, mais aussi la plus exigeante côté mensualité.
Sur 20 ans, la capacité d’emprunt grimpe nettement
Sur 20 ans, le taux moyen monte à 3,44 %. Ce qui change tout ? L’allongement de cinq années donne davantage d’air au budget.
Avec la même mensualité de 1 750 €, la capacité d’emprunt atteint environ 299 617 €. Le gain dépasse 50 000 € par rapport à un prêt sur 15 ans, au prix d’intérêts versés plus longtemps.
Emprunter sur 25 ans : plus de budget, mais à quel prix ?
Le taux moyen atteint désormais 3,52 %
C’est sur 25 ans que la hausse est la plus visible. En août, le taux moyen atteint 3,52 %, contre 3,41 % en juillet.
Les écarts entre profils deviennent aussi plus marqués : de 3,30 % pour les revenus les plus élevés à 3,70 % pour les ménages gagnant moins de 40 000 € par an.
Plus de 100 000 € d’écart face au prêt sur 15 ans
Pour un couple disposant de 5 000 € par mois et remboursant 1 750 €, la capacité d’emprunt grimpe jusqu’à environ 345 479 €.
Résultat : plus de 100 000 € de budget supplémentaire face au prêt sur 15 ans. Mais ce confort se paie : vous remboursez plus longtemps et le coût total des intérêts augmente.
Faut-il emprunter maintenant ou attendre la rentrée ?
L’OAT à 10 ans devient le vrai point de vigilance
La BCE a marqué une pause en juillet, mais un autre indicateur mérite votre attention : l’OAT française à 10 ans. Elle a dépassé 4 % en juillet, une première depuis 2009.
Si ce niveau s’installe, les banques pourraient répercuter progressivement leurs coûts de financement sur les nouveaux crédits. Attendre la rentrée n’est donc pas forcément un pari gagnant.
Les banques restent offensives sur les bons dossiers
Pour l’instant, la concurrence bancaire limite la hausse. Les établissements cherchent encore à attirer les profils solides, avec des conditions pouvant varier fortement selon les revenus.
À retenir : si votre dossier est prêt et votre projet cohérent, la période reste favorable à la négociation. Pourquoi repousser votre financement uniquement dans l’espoir d’une baisse qui reste incertaine ?