Évette-Salbert rachète la ferme Bardot pour loger ses aînés et les jeunes du village
Évette-Salbert rachète la ferme Bardot pour loger ses aînés et les jeunes du village
La ferme Bardot (Évette-Salbert, Territoire de Belfort), ancienne exploitation agricole de la rue du Salbert, appartient à la commune depuis un achat de 151 840 euros : elle doit accueillir les aînés et les jeunes du village. Deux logements peuvent ouvrir vite, d'autres suivront la rénovation du site.

Le corps de la ferme d'Évette, pensé à l'origine pour abriter animaux, fourrage et matériel agricole, change de vocation. Pour les habitants d'Évette-Salbert et du Grand Belfort qui suivent ce dossier d'actualité sur le site internet de la mairie, l'information tient en quatre points : le site appartient à la commune, son ancien propriétaire Alain Bardot, sans lien avec la Fondation Brigitte Bardot, a cédé l'exploitation après le vote de juin 2025, aucune entreprise n'a commencé de travaux, et le service rendu visera d'abord des personnes âgées et des primo-accédants. Aucune annonce, aucune liste d'attente ni aucune offre disponible n'existe encore. Le projet porte sur une offre immobilière communale, à une adresse centrale du village, dans un bâtiment d'exploitation agricole que la mairie garde sous son contrôle.
Sommaire
Pourquoi la commune d'Évette-Salbert a acheté la ferme Bardot
La ferme Bardot répond à un manque décrit par le maire devant le conseil municipal le 18 juin 2025 : Évette-Salbert ne compte pas, ou très peu, de logements aménagés pour les personnes âgées. Le compte rendu vise aussi les jeunes du village qui ne peuvent pas encore accéder à la propriété ou font face à des loyers trop élevés, et qui veulent rester sur place.

Le bien appartenait à Alain Bardot, habitant de la commune, dont le nom reste attaché au bâtiment. Les 19 conseillers ont voté pour, sans voix contre ni abstention, et les crédits figuraient au budget communal 2025. Pour un village d'environ 2 000 habitants selon l'Insee, dans l'agglomération du Grand Belfort, posséder ce bâtiment permet de proposer une offre de logement adaptée sans dépendre d'un promoteur, à la manière de l'ancienne DDT de Besançon transformée en 36 logements.
Ce que contient le lot acheté rue du Salbert
L'acquisition de la ferme Bardot porte, selon la délibération 25-18, sur une maison posée sur 25,79 ares et sur un terrain voisin de 50,48 ares en bordure de route. Le prix se décompose en 150 000 euros pour le lot maison et 1 840 euros pour le terrain. La commune paie en plus un bornage estimé à 1 840 euros environ, un diagnostic de performance énergétique évalué à 1 248 euros environ et les frais de notaire.
Ils sont passés d'éleveurs, à protecteurs. 💚
— France tv (@FranceTV) 20 août 2026
Grâce à son système de "pensions partenaires", La Fondation Brigitte Bardot permet à des éleveurs de se reconvertir dans la protection animale. En échange des soins apportés aux animaux de ferme qui leur sont confiés, les anciens… pic.twitter.com/agwz0z638m
Avec un peu plus de 76 ares, la commune dispose aussi d'une réserve foncière : stationnement, jardin ou construction neuve restent possibles plus tard. Aucune annonce immobilière ne circule pour ces futurs logements.
Combien de logements, et quand ?
Le nombre de logements de la ferme Bardot n'est pas arrêté. La délibération indique que deux logements pourraient devenir rapidement opérationnels et que d'autres pourront être créés après réhabilitation. Aucun montant de travaux ni aucune date de livraison n'ont été rendus publics à l'automne 2026.
- juin 2025 : vote unanime de l'achat ;
- automne 2026 : les élus exposent leurs pistes au représentant de l'État, Alain Charrier, venu en visite à Évette ;
- à venir : choix du scénario, études, plan de financement, autorisation d'urbanisme, puis consultation de chaque entreprise de travaux.
Trois scénarios de réhabilitation
Une rénovation complète de la ferme Bardot permettrait d'aménager des logements pour personnes âgées, pour primo-accédants ou des logements classiques, éventuellement mélangés dans le même bâtiment.
| Scénario | Public visé | Point à trancher |
|---|---|---|
| Logements adaptés aux seniors | Habitants âgés dont la maison n'est plus adaptée | Accès de plain-pied, salle d'eau accessible |
| Logements pour primo-accédants | Jeunes du village qui veulent rester | Vente encadrée ou location, prix de sortie |
| Logements classiques | Tout ménage en recherche de location | Niveau des loyers, gestion locative |
La formule envisagée reste plus légère que les loyers et services d'une résidence senior.
Transformer une ferme en habitation : quelle autorisation ?
Le passage d'un bâtiment agricole à l'habitation constitue un changement de destination. Selon une réponse ministérielle publiée par l'Assemblée nationale, il relève d'une déclaration préalable (Code de l'urbanisme, article R. 421-17) sans travaux lourds, et d'un permis de construire (article R. 421-14) dès que les travaux modifient les structures porteuses ou la façade. Avec des fenêtres à percer et des entrées à séparer, le permis semble probable à Évette.
Dans les fermes de la région, le logis jouxte souvent la grange et l'étable : ces volumes conçus pour les animaux et le foin offrent de la surface mais exigent planchers, lumière et isolation.
La ferme Bardot accueille-t-elle des animaux ?
La ferme Bardot d'Évette-Salbert n'a aucun lien avec la Fondation Brigitte Bardot, qui gère des refuges pour animaux. Son nom vient de son ancien propriétaire. Le bâtiment ne se visite pas et le projet porte uniquement sur du logement ; les comptes rendus du conseil municipal sont publiés sur le site internet de la mairie.
Ce que le projet change pour les habitants
À Évette-Salbert, la reconversion de la ferme Bardot débloque un parcours résidentiel : un retraité qui quitte une grande maison peut rester au village, et sa maison revient sur le marché immobilier pour une famille. Le jeune ménage évite un départ vers Belfort ou l'aire urbaine de Montbéliard, alors que l'envie de quitter la ville pour la campagne fait monter la demande dans les villages.
Le coût des travaux, la part des aides publiques et le mode de gestion, en direct ou par un bailleur social, fixeront le nombre de logements et leurs loyers. Aucun logement n'est disponible à ce jour : les candidats ont intérêt à se signaler en mairie.












